Franck Amouroux est responsable de l’activité recouvrement et crédit management de Transcom en France. Il nous présente sa société, adhérente FIGEC depuis 4 ans.
Pouvez-vous nous tracer en deux mots la
structure, l’historique et le positionnement
de Transcom ?
TCMS est l’enseigne sous laquelle Transcom
propose ses services de recouvrement.
Sur notre site de Tulle en Corrèze, l’effectif
de l’activité recouvrement est d’une centaine
de personnes et d’une vingtaine sur celui de
Montluçon.
Au départ, nous avons développé l’activité de
recouvrement autour d’un client (Tele2) qui
fait également partie du groupe Kinnevik Ab
(voir encadré). Comme une grande partie de
Tele2 et notamment toute la partie négociation
téléphonique était déjà gérée sur le site de Tulle,
l’idée était de s’y appuyer pour commencer des
opérations de recouvrement pour le compte de
Tele2, puis pour d’autres clients.
Nos services se sont essentiellement développés
vers l’externalisation de recouvrement
amiable vers les particuliers. Nous intervenons
pour gérer le recouvrement interne de
l’entreprise en son nom, avec des clients en
téléphonie, en énergie… Ce service représentant
aujourd’hui 80 % de notre activité.
Nous avons ensuite développé un recouvrement
plus classique pour le compte de tiers
au nom de TCMS.
Pourquoi s’implanter à Tulle ?
Transcom a été séduit en 2001, année de création
du site, par la forte mobilisation des acteurs
locaux afin que son projet d’entreprise
puisse voir le jour et se développer dans les
meilleures conditions possibles : préfecture,
mairies, Pôle emploi, agences d’intérim… se
sont mis autour de la table et nous ont apporté
leur soutien. De plus, les spécificités du bassin
d’emploi nous ont permis de miser sur la formation
des collaborateurs, de garantir une stabilité
de nos compétences alors que les centres de
contacts sont traditionnellement confrontés à
un fort turnover.
Cette situation géographique particulière
(pour une entreprise nationale) n’est-elle
pas sans poser des problèmes ?
Non, elle demande simplement une certaine
mobilité. Je suis en majeure partie à Tulle, mais
je me rends régulièrement à Montluçon et à
Vélizy-Villacoublay, où se trouvent notre siège
France et les directions générale, juridique et
commerciale. Et si je me déplace à Paris pour
rencontrer des clients et des prospects, nous
recevons des clients à Tulle, notamment ceux
qui ont choisi d’externaliser leur recouvrement
amiable et qui son régulièrement sur site pour
piloter la prestation.
Quels sont les avantages et vos attentes vis-à-vis
de la FIGEC ?
C’est à mon sens le regroupement le plus solide
et le plus représentatif du recouvrement.
La FIGEC nous permet de sortir de notre bulle,
de connaître nos alter ego et d’échanger des
points de vue sur des problématiques métier.
Dire que j’aimerais encore plus de rencontres
et d’échanges est un voeu pieux (je suis peu
disponible !), mais c’est quand même un de
mes souhaits.
Nous avons un excellent retour d’image : celui
d’un professionnalisme avéré, avec ses exigences
en particulier de transparence - et ses
codes de bonnes pratiques. Cela renforce notre
crédibilité.
Autre atout : quand on est stigmatisé par tel ou
tel média, il est important voire indispensable
de se regrouper pour l’intérêt commun.
Que pensez-vous de la démarche
Correspondant Informatique et Libertés
de la FIGEC ?
Je ne peux qu’y adhérer : notre CIL est désigné
depuis le 21 septembre 2009, il s’agit de Claudia
Dominguez, notre directrice juridique.
Selon vous, quel est l’avenir du métier,
quelles sont les grandes tendances pour
l’avenir ?
Je poserai d’abord des questions…
Sommes-nous à l’abri de nouvelles turbulences
des marchés ? Quelle va être l’évolution du crédit
aux entreprises ? Celle de l’endettement des
ménages ?…
Il y a une chose dont je suis sûr, c’est qu’il est de
plus en plus difficile et coûteux d’acquérir de
nouveaux clients. On peut de moins en moins
se permettre d’en perdre, que la crise dure ou
pas. Je suis convaincu que la bataille contre
les impayés se gagnera par une approche commune
Service Recouvrement-Service Clients,
et cela change évidemment les relations, les
comportements et les analyses. Il faut envisager
dès l’entrée en relation avec le client (et même
dès la définition de la cible-client pour un nouveau
business) la façon dont on va conduire le
recouvrement en cas d’incident de paiement,
rechercher les facteurs communs des clients
affichant des impayés et établir des classes de
risque avec des scénarios adaptés, créer des
passerelles entre Service Recouvrement et Service
Clients, mettre en place une veille juridique
et financière… et le cas échéant aider un client
à surmonter une difficulté passagère. Ceci ne
peut être réalisé efficacement que grâce à une
réflexion commune entre Prestataire Recouvrement,
Credit-Manager & Responsable Commercial/
Marketing/Service Clients.
Les adhérents de la FIGEC, dont Transcom, offrent
aujourd’hui un ensemble de compétences
et de services qui permettent aux entreprises
d’optimiser leur recouvrement tout en préservant
leur relation commerciale. Cet ensemble
de compétences et de services évolue sans
cesse pour faire face à l’effervescence des
marchés et mieux répondre aux besoins de
nos clients.
