Conseil d’Orientation de l’Edition Publique et de l’information Administrative
La tarification des données publiques
est envisagée à court
terme par l’État : il est prévu que
la perception d’une redevance par une administration
pour les informations qu’elle
produit doit au préalable faire l’objet d’un
avis favorable du Coepia (Conseil d’Orientation
de l’Édition Publique et de l’Information
Administrative) et être fixée par
décret.
La mission gouvernementale Etalab est
quant à elle chargée de mettre en oeuvre
un portail interministériel unique, www.
data.gouv.fr, favorisant l’accès en ligne aux
informations publiques gratuites.
Avec le concours de l’Apie (Agence du Patrimoine
Immatériel de l’État), le Coepia
est chargé de conduire une réflexion sur
la pertinence de cette évolution. À cette
fin, un groupe de travail s’est constitué,
composé d’experts de l’administration et
d’associations représentatives des professionnels
du secteur privé et notamment la
FIGEC et le GFII.
Dans ce cadre, des consultations entre
les producteurs d’informations publiques
(BNF, IGN, Inpi, Insee, Infogreffe…) et les
utilisateurs ont lieu. Plusieurs organismes
dont Coface Services et Altares, tous deux
membres de la FIGEC, ont pu exprimer
leurs attentes par rapport à la tarification
des données essentielles dans la gestion
du poste clients, rappelant qu’ils exercent
leur activité sur un marché mature et représentatif
d’un volume d’emplois significatif.
La position de la FIGEC
Nous représentons les professionnels du
secteur B to B qui travaillent à partir des
données publiques. Nous avons compris,
réunion après réunion, que la donnée gratuite
sera l’exception pour notre secteur.
Notre mission est de veiller au maintien
de tarifs raisonnables pour nos marchés.
Nous ne souhaitons pas que les redevances
soient fonction du chiffre d’affaires du diffuseur,
mais uniquement des coûts de production.
Nous estimons que nous devons
avoir accès à des données brutes et non
enrichies par l’administration concernée.
Nous revendiquons de pouvoir entretenir
une relation traditionnelle client/fournisseur
avec les administrations.
Nos arguments sont repris dans le document
« Lignes directrices relatives à l’instauration
de redevances de réutilisation
des informations publiques dans des circonstances
particulières ».
Ce document entend servir de base de
travail aux administrations qui voudront
mettre en place des redevances et de guide
pour leur permettre d’étudier les dossiers
qui leur seront soumis.
Nous devons nous faire entendre en
amont. Nous ne souhaitons pas cautionner
un texte qui risque d’être pénalisant pour
le devenir de notre industrie : la version
de novembre 2011 n’a pas reçu un avis
favorable de la part des professionnels
représentés par le GFII et la FIGEC, mais
nous pensons qu’un accord est encore
possible.