Après une année 2010 en demi-teinte, marquée par un contexte
économique difficile et des évolutions législatives importantes,
quels sont les atouts des entreprises de la FIGEC pour 2011 ?
2010 aura été une année morose sur le plan économique en France. On peut noter quelques faits marquants :
Des défaillances d’entreprises certes en léger recul, tendance observée en octobre 2010.
Une baisse des emplois menacés qui devrait être de -5 % par rapport à 2009.
Une diminution du nombre de grosses PME qui contribuent à une grande partie des exportations françaises.
Une hausse du surendettement des ménages.
Durant cette année, les adhérents FIGEC ont globalement bien résisté à la crise et fait preuve de grandes qualités professionnelles : prévention des risques, rétablissement du dialogue entre créanciers
et débiteurs dans le respect absolu des règles déontologiques…
Le secteur information d’entreprises a connu une année compliquée, mais, grâce à un retour aux fondamentaux du métier, les entreprises de la FIGEC sont en mesure de résister à la concurrence des “low cost”.
Le secteur du recouvrement pour compte de tiers a vu une augmentation du nombre de créances confiées tant civiles que commerciales. En dépit du contexte ambiant peu favorable, on note toutefois un regain de bonne volonté de la part des débiteurs pour tenter d’apurer leurs arriérés et un léger rétablissement de leur situation financière.
Le secteur acquisition de créances a constaté un ralentissement du volume de portefeuilles de créances cédés par les banques. De nouveaux cédants non bancaires sont apparus sur ce marché encore très confidentiel.
2010 a été marquée par des évolutions législatives majeures pour notre secteur.
La FIGEC est intervenue pour que le projet de loi LOPPSI2 ne fasse pas d’amalgame entre intelligence économique et information d’entreprises. Il semble que nous ayons été entendus, mais nous demeurons vigilants.
D’autre part, la loi Lagarde sur le crédit à la consommation a modifié entre autres les règles de recevabilité en matière de surendettement et pourrait impacter à terme nos métiers (voir page 6 de "la Lettre Figec n°4").
Nous avons poursuivi nos actions de promotion de la profession
Nous maintenons des contacts réguliers avec les associations de consommateurs et nos partenaires du recouvrement, avocats et huissiers de justice.
Nous avons mis en place une fonction “médiation” sur notre site internet.
Nous lançons la démarche Correspondants Informatique et Libertés (voir pages 2-4 de "la Lettre Figec n°4").
Nous avons créé la Charte de bonne conduite en matière d’acquisition de créances.
En 2011, nous maintiendrons évidemment notre
collaboration avec les différents acteurs du marché.
Nous souhaitons intensifier notre politique d’ouverture
de la FIGEC à des entreprises de plus petite taille, avec des conditions d’adhésion adaptées à leurs ressources, dès lors qu’elles présentent les garanties financières nécessaires et qu’elles adhèrent
à nos chartes déontologiques internes.
Nous resterons vigilants sur les évolutions législatives pour défendre au mieux les intérêts de la
profession.
La qualité du label FIGEC est unanimement reconnue par nos donneurs d’ordre. Nous poursuivrons en 2011 nos actions pour une meilleure organisation de la profession et, dans un esprit de totale
transparence, nous soutiendrons nos membres afin qu’ils maintiennent les standards qui font leur réputation.